Unité médico-judiciaire à Carpentras
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La première unité médico-judiciaire du Vaucluse inaugurée le 19 février 2009.
C’est le troisième centre en PACA après AIX et MARTIGUES, situé dans les locaux du Pôle Santé de Carpentras,il est destiné à recueillir dans les meilleures conditions,le témoignage de victimes mineures ou majeures de maltraitance, qu’elles soient sexuelles,physiques ou psychologiques.
Notamment dans la réalisation de leurs auditions par les services de Police et de Gendarmerie. Il s’agit d’un service d’audition pour les victimes de maltraitance et de consultation pour les gardes a vue.
Il convient d’ajouter,dont les mineurs ,victimes de maltraitance pourront obtenir une aide psychologique :
Audition sécurisée prenant en compte le stress et le désarroi de la jeune victime.
Prise en charge psychologique renforcée avec la présence pendant l’audition d’un psychologue.
Possibilité d’une aide juridique,le Barreau de Carpentras s’engageant à assurer une garde d’avocats pour aider les victimes mineures ou majeures,au point de vue juridique.
Accueil assuré,d’une personne chargée de l’accueil des victimes.
L’unité d’accueil est prévue aussi aux personnes qui seront placées en garde à vue,dans un local particulier qui préservera à la fois la dignité de la personne et optimisera les conditions d’accueil des consultants aux urgences du centre hospitalier ainsi que leur sécurité.
Il est important de rappeler que l’initiative de la mise en place d’une telle structure revient au défunt, Mr Jean-François Sampieri,alors procureur de la république du TGI DE Carpentras.
Plusieurs partenaires ont porté et soutiennent cette unité judiciaire,dont :
L’association "La voix de l’enfant",
L’association de médiation et d’aide aux victimes (A-M-A-V),
Les Conseils général et régional,
La communauté d’agglomération Ventoux-Comtat Venaissin,
Le parquet du TGI de Carpentras,
autres.........
Unité Médico-Judiciaire de Carpentras, Centre Hospitalier,rond-point de l’amitié, BP263 84200 Carpentras Tel:04 90 86 15 30
(Document la "voix de l’enfant". )
Le centre hospitalier abrite désormais un lieu réservé aux auditions filmées des enfants victimes de violences.
Une table, une estrade, deux fauteuils, quelques jouets et une caméra discrète sont installés dans une petite pièce insonorisée, au bout du couloir du service de pédiatrie du centre hospitalier universitaire CHU) de Nantes. Les mineurs victimes de violences peuvent y être auditionnées depuis mars 2010, et le lieu a été inauguré en octobre 2009. « Une telle unité •l'existe toujours pas à Paris, Lyon ou Marseille », déplore Martine Brousse directrice de la Voix de l'enfant'". L'association a impulsé l'ouverture, à l'hôpital, de ces espaces réservés aux auditions filmées des mineurs maltraités, lesquelles sont obligatoires depuis la loi du 17 juin 1998.
Concertation
L'installation de ces unités, au nombre de 46, semble difficile dans les métropoles. En effet, bien que la Loire-Atlantique dispose d'un tel lieu, à Saint-Nazaire, depuis près de dix ans, une réflexion interdisciplinaire de plusieurs années a été nécessaire pour mener à bien le projet dans la capitale régionale. Il a fallu non seulement trouver des moyens financiers, mais également rapprocher les points de vue de professionnels aux cultures très différentes. « Certains voyaient d'un mauvais œil l'entrée d'un gendarme en tenue à l'hôpital, d'autres pensaient que l'audition devait être menée par une femme... » Rappelle Xavier Ronsin, procureur de la République auprès du tribunal de grande instance (TGI) de Nantes.
Médecins et personnel judiciaire pourront ensuite (re)visionner le film.
Prise en charge plurielle
Réunir en un seul lieu les différents métiers permet un partage des informations, pour le confort de l'enfant et des professionnels. « L'enfant est une personne unique et non un millefeuille de problématiques médicales, procédurales, psychologiques... Chaque spécialiste traite son domaine. Pour autant, la prise en charge est plurielle et concertée », explique le procureur. Entre le 1er mars et le 2 novembre 2010, 123 enfants ont été entendus au CHU de Nantes. « Ce lieu se veut bienveillant. Les hôpitaux savent accueillir les enfants blessés. Nous aimerions pouvoir recevoir tous les moins de 75 ans et 3 mois ; idéalement, tous les moins de 18 ans », conclut le docteur Nathalie Vabres, coordinatrice de l'unité d'accueil des enfants en danger.
(1 ) La Vols île l'enfant : association fédérative qui a pour but « l'écoute a la défense de tout enfant en détresse quel qu'il soit, où qu'il soit», www.lavoixdelenfant.org
(2) Le Or Georges Picherot, chef de service de pédiatrie et le Dr Nathalie Vabres, coordinatrice de l'unité d'accueil des enfants en danger.
Article paru dam le numéro 30 (décembre 2010) de la Gazette Santé-Social, une publication du Groupe Moniteur.
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