L'acte en lui même

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L’inceste est par définition une relation sexuelle entre proches parents .père/fille,père/fils,frère/soeur,mère/fils,mère/fille,oncle/nièce,grand-père/petite-fille....et/ou personnes ayant autorités,ami de la famille,éducateur...

L’inceste un mot très tabou qui fait peur, qui dérange, que l’on ne voudrait n’y connaître, n’y entendre, qui touche tout public, homme, femme, enfants dont les statistiques en France évoquent un chiffre de 2 millions de personnes qui sont touchées par l’inceste, ce chiffre ne prend pas en compte des personnes qui sont encore sous silence.

  • Qu’un Français sur quatre connait une personne qui a été victime d’inceste.
  • 42 % déclarent connaître une victime qui révèle qu’elle n’est n’y aider, n’y crut par sa famille.
  • 21 % ne sauraient pas quoi faire lorsqu’un enfant mineur leur déclare qu’il est victime d’abus sexuel par un de ses proches.
  • Sur 100 victimes, 10 victimes portent plainte.
  • 4 % des femmes sont les auteures d’inceste.

 

DES CHIFFRES PLUS ACCESSIBLES DANS CERTAINS PAYS:

La réalité du phénomène de l'inceste est difficilement chiffrable et certainement sous-estimée.

Exemples:

-3% des Français déclarent avoir été victimes d'inceste et que 26% d'entre eux connaissent au moins une personne victime d'inceste dans leur entourage.

 

Les statistiques sur l'inceste sont donc plus accessibles aujourd'hui .Les méthodes de recueils de données semblent plus fiables. Néanmoins,leur interprétation reste complexe et fastidieuse (différentes sources d'information issues de plusieurs pays).

 

 

 

 

Chiffres scientifiques sur les violences sexuelles sur mineurs :

RAPPORT PINHEIRO ONU 2006 VIOLENCES SUR LES ENFANTS

La violence sexuelle au sein des foyers est de plus en plus reconnue.

Il est ressorti d’un examen des études menées dans 21 pays (développés pour la plupart) que 7 % à 36 % des femmes et 3 % à 29 % des hommes avaient été victimes de violences sexuelles durant l’enfance et la majorité des études ont révélé que le taux de maltraitance des filles était de 1,5 à 3 fois supérieur à celui des garçons.

Guide OMS 2007 préventions de la maltraitance sur les enfants : selon des études effectuées dans le monde entier, environ 20 % des femmes et 5 % à 10 % des hommes déclarent avoir été victimes de violence sexuelle étant enfants.

Pr Jean-Yves Hayez, lors d’un colloque au Théâtre de Poche à Uccle : " Si nous estimons à 10 ou 15 % le nombre d’enfants victimes d’abus sexuels en Belgique, cela nécessiterait des hôpitaux grands comme des villes entières pour soigner ces enfants.

Mais aussi des prisons psychiatriques pour soigner les prédateurs, elles aussi grandes comme des villes entières. Économiquement et financièrement impossible et impensable : alors on étouffe tout !

La moitié des violeurs d’enfants ou d’adolescents sont aussi mineurs, selon les statistiques pour 2007 publiées par le groupe de protection de l’enfance de Zurich. En 2005, ce taux était encore de 25 %.

"À contrecœur - A contre-corps Regards pluriels sur les abus sexuels d’enfants" Dr D.S. Halpérin Les Éditions : Médecine et Hygiène (Genève) - 1997.

Sur 1’116 adolescents participants à l’étude, 192 filles (33.8 %) et 60 garçons (10.9 % )ont rapporté au moins un abus sexuel. Parmi eux, 122 filles (63.5 %) et 25 garçons (41.7 %) en ont parlé à quelqu’un.

D’après l’enquête ENVEFF faite en l’an 2000, our 60 millions que regroupe la France métropolitaine, si on compte 6 % de victimes d’abus sexuels incestueux, ce qui est le plus bas de la fourchette, cela fait au moins 3 millions six cent mille victimes ; les agresseurs se comptent donc plus probablement en millions qu’en centaines de milliers.

conférence de consensus sur les agressions sexuelles France 2003.

Les violences sexuelles concernent plus souvent les enfants de moins de 9 ans (45 %), avec une proportion plus marquée pour les 3 – 6 ans qui sont désignés dans 22 % des cas.

MALTRAITANCES SEXUELLES PENDANT L’ENFANCE

L’ensemble de ces études définit, en Europe, pour les filles des taux qui s’étagent de 6,8 % (Pedersen, 1995 ) à 33,8 % (Bouvier, Halperin et al., 1999) et pour les garçons de 4,6 % (Jaspard et al., 2000) à 10,9 % (Bouvier et al., 1999).

Les études nord-américaines et canadiennes corroborent peu ou prou ces chiffres, avec souvent des taux moyens plus élevés que les nôtres.

Un peu plus de 1000 signalements d’enfants répertoriés, en 2006, sur l’ensemble du Vaucluse

En 2000, les chiffres de la maltraitance sur mineur en Vaucluse indiquent que dans 46 % des cas, les pères sont responsables contre 25 % les mères et 9 % les beaux-pères.

L’Étude canadienne sur l’incidence des signalements de cas de violence et de négligence envers les enfants Printemps 2001 : Les cas corroborés d’abus sexuel se répartissaient ainsi :

  • attouchements et caresses (68 % des cas d’abus sexuel)
  • relation sexuelle et tentative d’avoir une relation sexuelle (35 %)
  • exhibitionnisme (12 %)

Institut national d’études démographiques (Ined) 2006 France 12,9 % des femmes et 4,1 % des hommes rapportent des attouchements, souvent survenus avant l’âge de 11 ans. En général suivis d’une tentative de viol.

Jean-Pierre Escarfail, président de l’Apacs(Association pour la protection contre les agressions et les crimes sexuels), in QUOTIDIEN : mercredi 10 octobre 2007 motif d’incompréhension et de colère pour les victimes : la correctionnalisation des viols.

Sur 10 000 plaintes, plus de 6 000 voient l’auteur identifié et jugé : 1 600 aux assises, le reste en correctionnelle. La transformation d’un crime en délit n’est-elle pas un déni de justice entraînant de lourdes conséquences pour la victime : négation par la société de ce qu’elle a subi, moindre préjudice ?

LES CHIFFRES SCIENTIFIQUES IL Y EN A PLÉTHORE, ET LES SCIENTIFIQUES ET SOIGNANTS LES CONNAISSENT : MAIS LE TABOU FONCTIONNE ET L’OPINION PUBLIQUE LES IGNORE.

La définition du dictionnaire : " le mot inceste vient du mot en latin ’incestus’ ; de castus, chaste. Union illicite entre parents à un degré pour lequel le mariage est interdit"

Dans le Code pénal : qualifie de viol : tout acte de pénétration sexuelle de quelques natures qu’il soit, commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise.

Toutes personnes d’une même famille qui entretiennent des relations sexuelles sont dites " incestueuses".

Elles ont violé un tabou. Cette transgression d’un interdit est un acte d’une violence considérable pour l’enfant victime de l’abus d’un adulte,et d’autant plus violent qu’il s’agit d’un adulte proche.

La violence de cet acte a plusieurs visages,son expression plusieurs formes:pénétration vaginales,sodomie,exhibitionnisme,fellation.....Ces actes qui choquent sont pratiqués au sein de certaines familles.

L’inceste est l’irruption des fantasmes d’un adulte dans la réalité,un passage à l’acte destructeur.

Ce qu’on appelle inceste peut recouvrir plusieurs types de comportements.L’acte incestueux ne se déroule pas toujours de façon identique.

Cet acte peut être un viol.Il peut survenir brutalement.

Un adulte abuse de son enfant,la violence est soudaine.Cet acte peut se répéter dans toute son horreur,figeant l’enfant dans la peur et l’angoisse.Il se vit en danger permanent,soumis aux pulsions de son agresseur.

L’inceste est aussi le liaison incestueuse qui s’installe entre un père et sa fille,un parent et son enfant ;elle peut durer des années.Cette relation,faite de caresses, d’attouchements,de séduction,d’exhibitionnisme,emprisonne la victime.

Il est possible que se crée un « couple » d’une remarquable intensité, même si,avec le temps,cette relation est vouée a se rompre d’une manière dramatique.

Les autres membres de la famille, acteurs inconscients,sont figés dans une confusion des rôles qu’ils ne contrôlent plus.

Plus difficile à identifier,mais très répandu:le climat incestueux ;des membres de la famille se manifestent un attachement trop intense ; c’est la confusion des sentiments.

Ces familles sont exposées à tout moment au débordement fatal qui les fera basculer dans la transgression.

L’inceste est toujours une relation extrêmement destructurante pour celui qui la subit.

La violence de la relation incestueuse entre un adulte et son enfant est fondée d’abord sur la transgression de l’interdit.Elle est d’ordre affectif et psychologique puisqu’une telle relation met en péril l’équilibre de la victime,dépossédée de ses points de repère.

Cette forme de violence extrême est, bien sûr,aussi d’ordre physique qu’il y ait viol ou pas, car elle met en danger la santé,la croissance et le développement d’un enfant ou d’un adolescent.

Pour chacune des victimes,la violence n’a pas le même visage.Cela tient à leur âge,a leur histoire sensible, à leur lien de parenté avec l’agresseur ainsi qu’aux circonstances de l’agression.

Le viol est l’acte de la violence par lequel un adulte a des relations sexuelles avec un autre adulte ou un enfant contre sa volonté .Le viol est un crime,réprouvé comme tel par la justice.

Le viol par inceste,c’est -à dire le viol d’un enfant par son père ou sa mère est un crime.

La relation incestueuse ,les manifestations des désirs d’un adulte pour un enfant peuvent prendre

Des formes et des proportions diverses allant des attouchements à la pénétration sexuelle.

Toutes ces pratiques constituent des abus de pouvoir sur un enfant et son donc condamnables.*

*Cette partie de texte est tirée du livre : l’enfance violée par Edmond Zucchelli et Danielle Bongibault aux éditions Plume

Pour les victimes lorsqu’elles dénoncent leur bourreau le plus important ce n’est pas que celui- ci fasse de la prison, ou qu’il soit mort, car la souffrance, le traumatisme sont toujours là.

Pour que les victimes puissent se reconstruire, il faut qu’elles soient entendues, reconnues, VICTIMES par la justice.

Cela leur permet de retrouver leurs identités, leurs places, de prendre conscience psychologiquement qu’elles sont innocentes et non coupables.

J’insiste sur la culpabilité, car en général les victimes d’inceste se sentent coupables et c’est cela le plus dramatique.

Les victimes n’oublient pas, elles apprennent à vivre avec à accepter, avec le temps les plaies ne saignent plus, elles se cicatrisent peu à peu et se referment difficilement.

Aux moments des sévices les victimes sont conditionnées par leur bourreau, subissent des pressions psychologiques, chantages, cette situation est presque normale, cela fait partie de leur éducation, de leur quotidien, elles grandissent avec, vive avec...

Les victimes d’inceste après leur dénonciation, leur libération, mènent un nouveau combat, celui de pouvoir enfin en parler, sans culpabilité, sans honte, sans baisser les yeux, avancer vers la guérison, ne pas sombrer dans la mort...

 

Sandrine Rochel

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