A propos de la résilience

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À PROPOS DE LA RÉSILIENCE

 

-Résilience,résilier : ce mot latin,ressauter,rebondir. Exemple:je rebondit,j’ai été agressé, je contre-attaque ; le mot donne aussi le contrat avec le passé. — est-ce que les mécanismes de défense sont des tuteurs de résilience ou pas?

Sous l'effet d'un processus de résilience,une victime peut s'en sortir,tout en transformant sa souffrance en force créatrice ou libératrice.

 

La psychanalyse nous a appris à penser les mécanismes de défense comme des mécanismes coûteux. La résilience est un processus coûteux. Exemple:lorsque l’on est blessé,traumatisé ce n’est pas un avantage,cela ne nous aide pas à nous développer. Mais la résilience nous dit qu’il y a un développement possible malgré la blessure.

Nous pouvons en faire quelque chose. Ces mécanismes de défense coûteux peuvent faire souvent un tuteur de résilience.Exemple:le déni est un mécanisme de défense,le clivage est un mécanisme de défense terriblement coûteux,puisque la personnalité est coupée en deux. Mais nous pouvons en faire quelque chose,et les deux parties peuvent être recousues.

C’est -à -dire que les filles sont très délabrées,et les garçons encore plus délabrés,à cause de la pénétration.

La maltraitante est travaillée par des professionnels,des chercheurs,des cliniciens et par des personnes qui n’ont aucune formation professionnelle , comme des associations,des anciennes victimes qui ont fait un travail scientifique. Un des mécanismes le plus précieux de la résilience est de chercher à comprendre.

- À propos des abus sexuels : Lorsqu’un enfant est victime d’inceste,1 fille sur 4 schématiquement va au commissariat,1 garçon sur 10 va au commissariat ,lorsque c’ est son père ou sa mère qui passe à l’acte.

Cela donne un même raisonnement pour l’inceste,même si cela est plus difficile. Les filles qui s’en sortent, ont donné un sens et sont presque toutes devenues des militantes de la cause des enfants. Donc nous ne pouvons pas dire “l’inceste ce n’est rien”.

Nous ne pouvons pas dire “je ne peux pas te croire “.Exemple:Je connaît ton père,c’est impossible,et ta mère encore moins,une femme incestueuse est impensable. C’est ce qui se dit encore de nos jours.

Les enfants qui ont été victimes de ce genre d’agressions intimes sont difficiles à résoudre parce qu’elles sont très ambivalentes.

La plupart des pères sont gentils , les enfants souvent sont très soumis à des relations d’emprise et non pas à une violence physique donc c’est d’autant plus difficile de se défendre.

En revanche,s’il y a autour de ces enfants des débats,ils savent que l’on peut parler avec un tel ou une telle,ils savent qu’il existe des films,des romans qui expliquent cela.

Dans ce cas il y a une solution. À ce moment-là ,nous pouvons faire un travail qui a était fait pour la maltraitance physique nous pouvons découvrir des mécanismes de résilience pour l’inceste.

Pour l’instant ,il reste des questions imprécises. Probablement l’attachement précoce à été bien tissé. Les filles agressées résisteront peut-être un peu mieux à cette agression.

Si la culture autour de ces enfants blessés leur propose des lieux,nous récupérerons un nombre croissant de filles. Pour l’instant ce n’est pas le cas,car elles se taisent presque toutes.

Depuis une dizaine d’années,cela est plus facilement dévoilé. Mais ce que nous savons maintenant,c’est que la courbe étonnamment montante des agressions sexuelles est en partie due à l’augmentation des dévoilements, à l’augmentation des agressions réelles.

Cela prouve probablement qu’il y a une défaillance culturelle et non seulement dans l’énoncer, mais aussi dans le tissage des interactions précoces.

Le mot confusion caractérise “ l’inceste”.

Il faut s’entraîner à raisonner non pas en terme d’actes sexuels , mais en terme de familles à transactions incestueuses. Ce n’est pas l’acte qui délabre la fille,c’est toute cette manière de fonctionner dans cette famille où rien n’est clair ou tout est angoissant.

Il n’y a pas de code,sauf que l’enfant n’a plus de repère, ne sait plus comment se comporter. L’effraction psychique:exemple:Je ne sais plus quoi faire confus,quoi dire....

-L’attachement sécure comme ressource : Les enfants,les 70%,(les 2 enfants sur 3 ),qui s’imprègnent ,qui acquièrent l’attachement sécure,sont ceux qui fournissent le plus gros taux de résilience,après une agression ,parce qu’ils ont appris l’espoir. Exemple:maman n’est pas là ,,je suis agressé,,je suis tous seul, mais je suis aimable. Puisque j’ai été aimé,c’est dans ma mémoire,je sais que l’on peut m’aimer.

Aujourd’hui,je suis en plein désespoir,abandonné,blessé,malade,mais dans ma mémoire,je sais que c’est possible. Car j’ai connu cette expérience,,je vais m”arranger pour séduire soit une infirmière,faire le pitre,voir un éducateur lui raconter une histoire...

Mettre au point un talent d’humour .Exemple : Dans un orphelinat roumain,c’est ahurissant le nombre de ces enfants ,dans des conditions invraisemblables ,qui font les pitres,qui nous font rires.

Ces gosses-là seront des résilients. Parce qu’ils ont été imprégnés par un attachement sécure, la cohorte des traumatisés est difficile à récupérer.

Se trouve dans ceux qui non pas acquis les ressources internes de la résilience,ceux qui ont appris à leur insu. C’est une forme d’apprentissage cognitive . Nous ne savons pas que nous apprenons,de se fait cela s’imprègne en nous .nous avons appris l’attachement insécure ambivalent ou confus.

Jusqu’à l’adolescence sur les 65% d’enfants,qui ont appris l’attachement sécure,25% plongent à l’adolescence,au moment où apparaît la pulsion sexuelle et cela s’effondre.

Ils deviennent confus,anxieux,dépressifs,alors qu’ils avaient un attachement sécure apparemment,auparavant. Cela s’explique par des faux sécures. C’est-à-dire, des enfants qui avaient un attachement anxieux.

À l’inverse 33% de la cohorte des attachements insécures,sont devenus sécures,au moment de l’apparition de la pulsion sexuelle .probablement,par une rencontre avec un homme ou une femme,qui ont servi de tuteurs de résilience.

-La haine qui protège et haine qui empoisonne,le pardon : Le pardon fait partie du processus de résilience et a un effet libérateur. Les personnes qui pardonnent sont soulagées rapidement.

La haine peut-être un facteur protecteur,si cela dure trop longtemps,cela devient un poison de l’existence et non résilient.

Si l’agresseur demande son pardon,si la victime accorde son pardon,il y a un soulagement de la victime et de l’agresseur.

Il faut pardonner,mais on ne peut pardonner,n’importe quand,parce qu’il y a le travail du temps. Il faut le recul du temps pour panser la blessure.

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